Ethnocentrisme et diplomatie: l'Amˇrique et le monde au XX si¸cle.
Melandri, P. et Ricard S. (eds)
L'Harmattan Inc., Montrˇal 2001, ISBN 2-7475-0824-2

The story of American ethnocentrism in Ethiopia in the 1950s reflects many of the contradictions of U.S. policy in Africa and the Middle East at the time, as the tidal wave of decolonization called for a reorganization of diplomatic alliances in the region. As the champion of the free world extended its cold war containment ring to encompass the emerging third world and protect western economic and military interests on a global scale, its bilateral alliances met with pre-existing local and regional systems it paternalistically ignored, establishing instead an imperialistic trend of unequal diplomacy that paradoxically contributed to the awakening of the afro- and arabocentric, non aligned movement.
From: De l'inégalité des relations bilatérales: expressions de l'ethnocentrisme des États-Unis en Éthiopie dans les années cinquante, by Annick Cizel, Sorbonne Nouvelle.In: Ethnocentrisme et diplomatie: l'Amérique et le monde au XX siècle.
p.101

They noted that an average American produces 8 times as much pollution as a Chinese, and 20 times as much as an Indian. One Chinese negotiator stated to an American journalist: "In the developed world only two people ride in a car, and yet you want us to give up riding on a bus." The most damning criticism of the U.S. position, by far, must be that of a Pacific Islander: "No nation has the right to place its own, misconstrued national interest before the physical and cultural survival of whole countries. The crime is cultural genocide; it must not be tolerated by the family of nations."
From: Taking the Heat: America and Global Warming, by Robert E. Bieder, Indiana University.In: Ethnocentrisme et diplomatie: l'Amérique et le monde au XX siècle.
p.211

Si l'Amérique possède un très grand pouvoir de production de représentations, et si ces représentations ethnocentriques s'exportent et peuvent devenir un facteur de puissance, elle offre dans le même temps une vraie pluralité d'opinions;... reste à savoir, bien sûr, si ces catégories sont de celles que l'on manipule et que l'on peut faire évoluer par simple visée politique, ou si elles ne sont finalement que les piliers enfouis et largement invisibles d'une hégémonie qui ne s'offre à la vue et au toucher qu'en surface, bref, si elles ne sont pas que la résultante d'une situation historique qui dépasse, de loin, tout volontarisme politique. ...
From: "La projection d'un ethnocentrisme: facteur de puissance ?" by Justin Vaïsse, Paris.In: Ethnocentrisme et diplomatie: l'Amérique et le monde au XX siècle.
p. 242

La critique tiers-mondiste de l'Occident dénonce son pseudo-universalisme qui masquerait une volonté d"hégémonie. L'imposition de valeurs proprement occidentales viserait en fait à assurer de manière plus pacifique cette hégémonie (féminisme, droits de l'homme, démocratie, etc.) Cette critique existe aussi bien dans une version marxiste (l'aliènation) qu'islamiste (l'agression culturelle). L'orientalisme (voire l'islamologie) était ainsi perçu comme une construction intellectuelle et méthodologique visant à réduire l' "Orient" à une société réifiée, immuable et dépendante. Comment alors inverser le regard? Se déprendre d'un occident qui offre lui-même les instruments conceptuels avec lesquels on peut le critiquer, maintenant donc cette critique dans son orbite ? ...Ce savoir qu'il faut tenter de constituer, on l'appelle "occidentologie" en Iran.
p.243

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